

| Rappel historique |
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| Écrit par Administrator |
| Vendredi, 14 Novembre 2008 10:34 |
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Avant le génocide : Les soulèvements dans l'Ouest La Révolution avait fait naître l'espoir de réformes nécessaires qui étaient partagés par la majorité du peuple, de la noblesse et du clergé. En 1789, il n'était nullement question d'abolir la royauté ni d'interdire aucun culte. En 1793, la vente des biens nationaux a profité à la bourgeoisie. Les"patriotes" ont acheté châteaux, églises et bonnes terres mais les nouveaux maîtres ont le mépris de la paysannerie ce qui est une caractéristique des esprits "éclairés".
Mais c'est la Levée des 300 000 hommes qui met le feu aux poudres. L'Ouest rechigne à fournir un contingent à la Nation qui a déclaré la guerre à l'Europe. L' exaspération est d'autant plus forte que les membres de la Garde Nationale resteront sur place. Autrement dit , il faudrait aller se faire tuer pour ces bourgeois pleins de morgue, qui paradent dans leur bel uniforme, qui perquisitionnent sans ménagement pour débusquer les prêtres non assermentés. La guerre aura bien lieu, mais pas aux frontières La guerre en Vendée est déclenchée et après quelques mouvements sporadiques, c'est l'embrasement général du 10 au 13 mars 1793. Les deux tiers de la Vendée se soulèvent ( la plaine et la côte sud resteront toujours républicaines) , mais aussi l'ouest du Maine et Loire ( les Mauges), le Sud de la Loire Atlantique, le Nord des Deux Sèvres. Le territoire insurgé est délimité au nord par la Loire, de son embouchure jusqu'à Angers. A l'est , d’ Angers jusqu'à Parthenay.Ce sont des hommes du peuple qui prennent la tête du mouvement. Ils iront chercher de vrais cadres militaires chez les nobles. Au tout début de l'insurrection, personne n'a conscience de l'ampleur du mouvement. L'action paraît suicidaire. Ainsi, Charette, "Le" Chevalier Charette, celui qui entrera bientôt dans la légende, est tiré de dessous son lit par des maraîchins surexcités. D'Elbee, Bonchamps, Sapinaud , La Rochejaquelin, Lescure ne seront guère plus enthousiastes. Les vendéens n'ont pour toutes armes que quelques fusils de chasse et leurs outils de travail, comme aux temps des anciennes jacqueries. Emmanchée à l'envers, la faulx devient une arme redoutable. Ainsi équipés, les vendéens se jettent sur les bourgs républicains. Les gardes nationaux n'ont pour ainsi dire aucune expérience militaire. Ils sont immédiatement culbutés. . Bientôt, les villes tombent: Bressuire le 2 mai, Thouars le 5, Fontenay le 25, Saumur le 9 juin, Angers le 18. Voilà les vendéens équipés de milliers de fusils, de dizaines de canons. Leur Armée Catholique et Royale compte 50 000 hommes, elle commence à se structurer. Jacques Cathelineau, un simple colporteur, est élu Général en Chef. A Paris, c'est la consternation. Les troupes envoyées pour mater les "soldats en sabots" se sont toutes fait battre à plate couture. D'autres troupes sont dépêchées. La Vendée comprend alors qu'elle ne pourra rester seule. La prise de Nantes permettrait de rallier les chouans de Bretagne et d'avoir un grand port pour communiquer avec l’Angleterre. L'attaque de Nantes a lieu le 29 juin. Malgré un problème de synchronisation entre les différentes armées vendéennes et une défense acharnée des patriotes, Cathelineau parvient au centre de la ville. Mais il s'écroule, Place Viarme, frappé d'une balle en pleine poitrine. Désemparés, les vendéens refluent, alors que la ville est quasiment tombée. Le Général en Chef de la Grande Armée Catholique et Royale décédera le 14 juillet suivant, à Saint Florent leVieil Parmi les nouveaux arrivants républicains en Vendée, Westermann, dont les exploits ultérieurs lui vaudront le titre de" boucher de la Vendée ». Par un raid audacieux, il surprend les royalistes et reprend Bressuire et Mauléon, avant d’être mis en déroute. Victoire aussi le 18 juillet pour les vendéens à Vihiers, bien qu'aucun des chefs vendéen ne soit présent. Le mois d’août sera moins heureux: échec devant Luçon, défendue par la garnison et ses habitants. La Virée de galerne, c’est le nom de cette tragique épopée qui va mener le peuple de Vendée sur les routes de l’Ouest. Malgré le flot des traînard, l’Armée Catholique et Royale, renforcée par des chouans venus de Bretagne et du Maine, va remporter une série de victoires. L’objectif est de rallier Granville pour permettre l’arrivée de secours anglais. Laval, Entrammes, les royalistes balaient les défenses républicaines. Mais Granville s’avère imprenable par la terre. Sans attendre l’arrivée de l’escadre anglaise, les vendéens se jettent à l’assaut des murailles. C’est l’échec. Alors que l’armée vendéenne vient à peine de lever le camp, la flotte britannique apparaît. C’est le retour , ou plutôt le calvaire, car seulement 5% des vendéens reverront leur paroisse. Tous les autres périront sabrés, fusillés, ou pire encore. La cavalerie républicaine suit l’armée à la trace et les consignes sont de ne faire aucun prisonnier. Pontorson, Dol, Antrain, les vendéens remportent victoires sur victoire. Il s’agit maintenant de repasser la Loire à Angers. Hélas, la ville qui avait fêté l’Armée Catholique et Royale est désormais solidement tenue. Les Vendéens sont refoulés vers Le Mans, alors qu’ils étaient aux portes de leur pays. Le 12 décembre 1793, c’est la défaite au Mans, le 23, ce qui restait de l’armée est massacré à Savenay . Westermann pourra écrire à la Convention: La disparition de l’armée vendéenne n’est pas satisfaisante pour la Convention. Elle ordonne l’anéantissement de tous les habitants de la zone insurgée " il vous est ordonné d’incendier toutes les maisons des rebelles, d’en massacrer tous les habitants ". Le département est rebaptisé Vendée-Vengé |
| Mise à jour le Vendredi, 14 Novembre 2008 10:55 |


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