Pierre-François-Joseph Amey, général de division, était né à Sélestat (Bas-Rhin), le 2 octobre 1768, de François-Pierre Amey, chirurgien-major de la Légion Suisse, et de Ursule Collignon. Mort à Sélestat le 16 novembre 1850. Entra comme cadet dans le régiment de Vigier, le 2 octobre 1783, promu sous-Iieutenant au dit régiment le 17 juillet 1788. Arriva rapidement en passant par tous les grades à celui de général de brigade, le 8 frimaire an Il. Il avait servi à l' armée des Côtes de La Rochelle sous Duhoux, puis Menou, qui combattirent contre les vendéens. Blessé en Vendée, le 25 juin 1793, il avait été nommé provisoirement adjudant-général, le 23 juin précédent, et fut confirmé dans son grade le 30 septembre 1793 ; servit sous Kléber et Marceau et fut nommé général de brigade, le 28 novembre 1793. Blessé à la bataille du Mans, le 12 décembre 1793. Il commande une Colonne infernale et en février 1794, brûle la petite ville des Herbiers. après s'être sinistrement distingué en brûlant les femmes des Epesses et des environs dans des fours allumés. Suspendu de ses fonctions, le 6 août 1794, il fut réintégré, le 4 septembre 1794. Pris part ensuite à toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire dont il fut nommé baron, le 19 mars 1808. Blessé à la Bérézina. Grand officier de la Légion d'Honneur, le 10 août 1813, puis, -comble de l'horreur, chevalier de Saint-Louis sous la Restauration, le 8 juillet 1814. Mis à la retraite, le 1er novembre 1833, le nom de ce « boucher de la Vendée » fi2Ure sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile La ville de Sélestat a donné son nom à l'une de ses rues. | |
Après les Cent jours, il fit sa soumission à Louis XVIII, fut admis à la retraite le 9 septembre 1815 et se retire dans sa ville natale, Sélestat, dont il est nommé maire, de 1820 à 1830. Présente les clés de sa ville à Charles X, lors de son voyage en Alsace en 1828. Il réside à Strasbourg à partir de 1830 et y décède le 16 novembre 1850. Il est enterré au cimetière St-Hélène de cette ville. Le 16 mars 1972. le Conseil municipal de Sélestat donne son nom à un nouveau boulevard. La plaque porte l'inscription: « Boulevard François P-J Amey, 1768-1850 ». Vous qui êtes les élus de tous les français, vous ne pouvez rester indifférents à ce qui constitue, vous en conviendrez, une grave erreur de la République et une insulte à la mémoire vendéenne. Notre-association attend votre aide pour que les deux noms de Turreau et d'Amey soient effacés à jamais des « gloires de la République ». L 'histoire finit toujours par rattraper les criminels contre I 'humanité, même 210 ans après. |