

| Des charniers relancent le débat sur le "génocide vendéen" par Guillaume Frouin |
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NANTES (Reuters) - Qualifiée de découverte archéologique majeure par les spécialistes, la récente mise au jour au Mans (Sarthe) de deux charniers datant des guerres de Vendée ravive les espoirs d'une reconnaissance du "génocide vendéen" chez les tenants d'une telle thèse. Parmi la vingtaine de squelettes exhumés courant février, "de nombreux corps portent les stigmates d'un véritable acharnement", souligne l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a annoncé la découverte la semaine dernière. La plupart ont été tués à l'arme blanche, lors de la fuite de l'armée catholique et royale vendéenne devant les soldats républicains les 12 et 13 décembre 1793. "Il y aurait au total 2.000 corps enterrés dans le centre-ville du Mans", évalue Pierre Chevet, responsable scientifique de l'opération. Le terme "génocide" réfuté La thèse de Jean-Clément Martin Le terme de "génocide" est fermement rejeté par un certain nombre de spécialistes de la période, dont Jean-Clément Martin, ancien professeur d'Histoire à la Sorb onne et directeur retraité de l'Institut de la Révolution française. "Reynald Secher utilise des citations exactes, mais qu'il détourne de leur contexte", estime-t-il. "Il y a bien eu ordre de tuer les contre-révolutionnaires, mais jamais de détruire un groupe humain, religieux ou ethnique. Les mêmes mesures extrêmement violentes avait été prises concernant les contre-révolutionnaires lyonnais, par exemple." Selon lui, "il y a bien eu des crimes de guerre et des batailles abominables, c'est clair, mais en aucun cas un génocide" lors des guerres de Vendée.
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